Si cette œuvre ouvre la rubrique, ce n’est pas un hasard : elle dit comment je vois l’art contemporain. L’image est devenue un nombre, et l’œuvre une enseigne sur laquelle on peut cliquer pour la remplacer par une autre, comme un panneau publicitaire.
L’art s’est parfois simplifié : derrière lui se cache de plus en plus souvent l’autopromotion plutôt qu’un propos, et distinguer le vrai du faux est devenu plus difficile. Le passage à mon portrait rappelle que derrière toute œuvre, même la plus reproduite, il y a la personne qui l’a faite.